homme-choisit-entre-tabac-ou-cigarette-electroniqueIl est certain que la e-cigarette est bien moins dangereuse que la cigarette traditionnelle, que ce soit sur le plan de la toxicité que sur celui de la dépendance. C’est une évidence partagée par les scientifiques indépendants et les spécialistes de ce nouveau produit.  Des campagnes de communication scandaleuses et des affirmations absurdes comme « la cigarette électronique est plus cancérigène que le tabac  » nous poussent à rabâcher sans cesse ces vérités car c’est celui qui parlera le plus fort et le plus longtemps qui aura raison de son rival.

 

L’évaluation du risque de la e-cigarette en trois points

Nous allons procéder méthodiquement pour évaluer les dangers de chaque aspect de la cigarette électronique :

– Le fonctionnement même de la e-cigarette présente t-il des risques ?

– Un e-liquide peut-il contenir des substances dangereuses ?

– Enfin, peut-on trouver des composés nocifs dans la vapeur si c’est un humain qui vapote ?

 

Y’a t-il un danger dans la cigarette électronique ?

Nous allons commencer par évaluer le danger des cigarettes électroniques mais uniquement au niveau de leur fonctionnement. En d’autres termes, y’a t-il une nocivité dans le procédé même de la cigarette électronique. Une réaction chimique est à l’origine du dispositif, c’est la vaporisation. Cette transformation de l’état liquide à l’état vaporeux est rendue possible à la fois par la chauffe du liquide sous l’action de la résistance et par la présence de glycérine végétale dans le e-liquide. Cette vaporisation en tant que telle ne produirait aucune nocivité, si la cigarette électronique est utilisée dans des conditions habituelles. Vous ne trouverez pas de goudron et de monoxyde de carbone qui sont des composés propres, cette fois, à la combustion de la cigarette traditionnelle.

 

Les e-liquides contiennent-ils des toxines ?

Un e-liquide contient des arômes alimentaires, de la glycérine végétale, parfois de la nicotine et du propylène glycol. On a souvent tendance à noircir le tableau de la nicotine : c’est une substance qu’il faut manipuler avec précaution car elle peut entraîner des irritations, voire des brûlures de la peau. Elle participe au développement de la dépendance du fumeur mais aurait un effet addictif beaucoup plus faible en l’absence des 4000 additifs de la cigarette à combustion. La nicotine sous la forme de vapeur ne serait pas dangereuse, elle accélérerait légèrement le rythme cardiaque et pourrait entraîner des vomissements, des insomnies et des  migraines, mais uniquement en cas de surdose. Parlons maintenant des deux principaux composants des liquides de cigarette électronique ; à savoir le propylène glycol et la glycérine végétale. Ces deux substances font partie de notre alimentation depuis plusieurs décennies et elles n’ont jamais été soupçonnés de nocivité : on retrouve la glycérine végétale notamment dans les plats cuisinés et le propylène glycol entre autres choses dans l’enrobage des médicaments.

 

 

Des émissions nocives dans la vapeur de la cigarette électronique ?

Vous avez sans doute entendu parler des études soi-disantes scientifiques de ces derniers mois qui observaient la présence de métaux lourds, de formaldéhyde et d’acroléine dans la vapeur de cigarette électronique. En réalité, ces émissions ne sont possibles que si le matériel est utilisé de manière excessive, sans respect des précautions d’emploi. En l’occurrence, dans ces études, ce sont des robots qui simulaient les inhalations d’un humain. Ces machines aspiraient trop souvent et trop fortement et de surcroît, la tension de la batterie était réglée à un niveau trop haut, ce qui a entraîné ces productions de toxines. Le pneumologue Dautzenberg compare ce phénomène à une casserole vide que l’on poserait sur un feu fort : on constaterait les mêmes émissions. D’après le Public Health England (Ministère de la santé anglais), les instigateurs de ces études fumeuses ont pris soin de diffuser leur communiqué de presse quelques semaines avant leur protocole scientifique de manière à ce que l’affaire ait le temps d’enfler. Car, une fois leur méthodologie parue, les scientifiques sérieux découvraient le pot aux roses. Mais le mal était fait sur l’opinion publique avant que l’étude suivante ne survienne. S’agissant de la nicotine, l’étude Long et Al nous apprenait en 2014 qu’elle était 8 fois moins présente dans la vapeur de cigarette électronique que dans la fumée de cigarette, ce qui implique bien évidemment un effet plus faible sur l’entourage du vapoteur que sur celui du fumeur.  Enfin, l’acroléine apparaît quand la glycérine végétale se décompose en atteignant les 200°C. Si vous optez pour du e-liquide qui contient partiellement du propylène glycol, vous ne serez pas exposé à l’acroléine. Le propylène glycol maintient, quoiqu’il arrive, votre recharge à une température inférieure à 200°C.

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